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Transformer le système alimentaire mondial au bénéfice des investisseurs et de la planète

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Depuis des années, on a surtout cherché à réduire les émissions de carbone dans les secteurs de l’énergie et du transport, mais on a moins porté d’attention au système alimentaire mondial. Pour la première fois, l’alimentation, l’agriculture et l’eau sont l’un des piliers clés de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP28), qui se tiendra du 30 novembre au 12 décembre 2023, à Dubaï, dans les Émirats arabes unis, et qui est le plus important rassemblement du genre dans le monde couvrant tous les sujets liés à la durabilité. Le capital privé et les entreprises agroalimentaires disposent actuellement d’une occasion réelle de joindre leurs forces pour combler les insuffisances financières afin d’accomplir une transformation durable du système alimentaire.

C’est le message livré par la table ronde Transforming Food Systems for Global Impact, organisée par la Présidence de la COP28 et représentée par Kris Hamel, directeur chargé des systèmes alimentaires pour la Présidence de la COP28, qui a ouvert la Semaine du climat à New York et préparé le terrain pour la COP28. La discussion, à laquelle ont participé Erica Kuhlmann, directrice générale et directrice de marché du groupe des aliments, des consommateurs et de l’agroalimentaire à BMO Entreprises, et Michael Cippoletti, chef du groupe Alimentation, produits de consommation et vente au détail à BMO Marchés des capitaux, était animé par Ertharin Cousin, fondatrice, présidente et chef de la direction de Food Systems for the Future, un fonds d’investissement à impact dans le domaine de la nutrition et l’un des plus grands experts dans les partenariats public-privé en agroalimentaire. En tant qu’ex-directrice exécutive du Programme alimentaire mondial des Nations Unies, elle a aussi été désignée comme l’une des personnes les plus influentes du monde par les magazines Forbes et Time.

Transformer le système alimentaire mondial

Dans ses remarques préliminaires, Ertharin Cousin a salué la décision du président désigné de la COP28, Sultan Al Jaber, d’inclure pour la première fois le système alimentaire parmi les piliers prioritaires. Elle estime que cette décision offre au système alimentaire et à la finance climatique une occasion exceptionnelle de collaborer au soutien de l’Accord de Paris et des objectifs de développement durable des Nations Unies.

Comme Mme Cousin l’a expliqué, tous les intervenants du secteur alimentaire mondial, des agroentreprises à la finance, ne peuvent continuer à faire les mêmes choses et s’attendre à des résultats différents. « Nous nourrissons les mêmes gens chaque année parce que nous n’investissons pas dans le soutien nécessaire pour transformer le système alimentaire de façon à ce que les gens se nourrissent eux-mêmes », a-t-elle affirmé. « Et c’est un problème réel pas seulement dans l’hémisphère sud, mais aussi dans l’hémisphère nord. »

Le problème fondamental, selon Mme Cousin, est le manque d’investissements. « Nous ne parlons pas d’investir davantage dans des programmes pour aider les pauvres qui ont faim; nous parlons d’engendrer des rendements financiers dans tout le système, des agriculteurs aux investisseurs » a-t-elle expliqué.

L’agroalimentaire est une occasion d’investissement négligée

Le sous-financement est un problème chronique dans le secteur de l’alimentation. Selon un récent rapport de la Climate Policy Initiative, un organisme sans but lucratif international indépendant de recherche et de politique sur le climat, le système agroalimentaire mondial n’attire annuellement qu’environ 30,8 milliards de dollars américains sur les 212 milliards à 1,3 billion de dollars américains d’investissements qui seraient nécessaires annuellement1.

Erica Kuhlmann de BMO a affirmé que la banque répond à cet appel. « Nous sommes résolus à faire des progrès et des changements appréciables en soutenant des solutions en matière de changements climatiques », a-t-elle indiqué. BMO s’est déjà engagée à mettre 300 milliards de dollars de capitaux à la disposition de clients recherchant des résultats durables, par le biais de prêts, de prises fermes et de services consultatifs liés à des investissements verts, sociaux et durables.

Compte tenu de la résilience dont les sociétés de capital-investissement ont fait preuve face à l’incertitude des marchés et à la hausse des coûts du capital, Michael Cippoletti de BMO est convaincu que le secteur agroalimentaire peut attirer les capitaux privés dont il a besoin, si les opérations sont bien structurées et présentées.

Les sociétés de capital-investissement peuvent composer avec l’incertitude et la hausse du coût du capital, selon lui. En établissant des partenariats avec d’autres sociétés ou en trouvant des façons créatives de structurer des opérations, elles investiront dans les bonnes entreprises durant tout le cycle économique, a-t-il expliqué.

Plusieurs participants à la table ronde ont soutenu qu’il existe des occasions intéressantes pour les investisseurs. BCG a fait part d’une étude de la Food and Land Use Coalition (FOLU), une coalition de plus de 60 organismes et personnes déterminés à transformer l’alimentation et l’utilisation du territoire, qui estime qu’investir entre 300 et 350 milliards de dollars américains dans la transformation des systèmes alimentaires rapporterait 5,7 billions de dollars américains annuellement en 2030. D’ici 2050, ce montant augmenterait à 10,5 billions, soit un rendement de 15 pour 12.

Les participants à la table ronde ont convenu que trois questions centrales devaient être discutées à la COP28 :

  • Qu’est-ce qui restreint les investissements privés en matière de finance climatique dans les systèmes agroalimentaires?

  • Quels produits de financement sont nécessaires pour améliorer la qualité et la quantité de financement privé dans la transformation des systèmes agroalimentaires?

  • Que faut-il faire pour modifier progressivement le financement privé des systèmes agroalimentaires?

Tracer un itinéraire

Pour Mme Cousin, la participation du capital privé et des joueurs les plus importants dans le secteur alimentaire est essentielle. « Nous ne pourrons pas transformer le système sans les sociétés agroalimentaires multinationales », a-t-elle indiqué ».

Mme Cousin espère que, non seulement la COP28 aidera à attirer ces investissements dans le système alimentaire mondial, mais qu’elle mettra en lumière les problèmes systémiques qui existent et qui seront amplifiés par les changements climatiques. « Nous devons faire certaines choses différemment de ce que nous avons toujours fait », a-t-elle conclu.

Mme Kuhlmann a abondé dans le même sens. « Nous reconnaissons qu’il faut agir davantage pour combler les insuffisances du financement et accroître les sources privées de capital afin de transformer durablement le système alimentaire », a-t-elle affirmé. « C’est une priorité cruciale afin de transformer le système alimentaire au bénéfice de tous ».

En tant que chef de file en matière de conseils et de financement des entreprises et des producteurs agroalimentaires en Amérique du Nord, BMO sera sur place à la COP28 du 30 novembre au 12 décembre à Dubaï. De plus, notre Conférence mondiale annuelle de BMO sur les marchés agricoles rassemblera des personnalités de premier plan pour discuter de l’avenir du secteur de l’agriculture et de l’alimentaire et aura lieu les 15 et 16 mai 2024 à New York.


1 https://www.climatepolicyinitiative.org/wp-content/uploads/2023/07/landscape-of-climate-finance-for-agrifood-systems.pdf

2 https://www.foodandlandusecoalition.org/wp-content/uploads/2019/11/FOLU-GrowingBetter-GlobalReport-FRENCH-v1.2.pdf

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Michael Cippoletti Directeur général et chef - Alimentation, produits de consommation et vente au détail

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