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Prêts liés à la durabilité : ce n’est qu’un début!

Finance durable 28 octobre 2021
Finance durable 28 octobre 2021

 

Le lancement, par Enbridge Inc., de son premier prêt lié à la durabilité de 1 milliard de dollars canadiens en février 2021 a marqué une étape cruciale non seulement pour l’entreprise elle-même, mais aussi pour les prêts liés à la durabilité en tant qu’instruments flexibles, indépendants des secteurs, qui permettent aux sociétés de faire progresser la lutte contre les changements climatiques et d’influer sur des enjeux sociaux importants.

Qui aurait pu penser, il y a à peine un an, que les prêts liés à la durabilité – dont les modalités financières récompensent l’atteinte de divers objectifs pertinents et prédéfinis en matière de durabilité – gagneraient autant et aussi rapidement en popularité auprès des emprunteurs?

Ces instruments ont conquis l’Amérique du Nord et le reste du monde : plus de 250 milliards de dollars de prêts liés à la durabilité ont été annoncés depuis le début de l’année, ce qui représente 25 % des émissions mondiales de titres de créance durables, et le rythme promet de s’accélérer en 2022 et par la suite à mesure que la transition vers un monde à faibles émissions de carbone prend de l’ampleur.

De nos jours, les prêts liés à la durabilité attirent l’attention non seulement des sociétés et secteurs « verts » traditionnels, mais aussi de ceux qui le sont historiquement moins et dont les objectifs liés aux facteurs ESG témoignent d’une volonté à créer un avenir plus durable.

Enbridge en est un bon exemple : à peine trois mois après son entrée sur le marché des prêts liés à la durabilité, cette multinationale canadienne du secteur des pipelines a récidivé avec une émission d’obligations liées à la durabilité de 1,5 milliard de dollars américains et a annoncé un cadre complet d’obligations liées à la durabilité.

Instruments souples et indépendants des secteurs

L’essor des prêts liés à la durabilité va de pair avec une prise de conscience de la part d’entreprises de nombreux secteurs : celles-ci comprennent que si elles investissent du temps et des ressources dans l’élaboration d’une stratégie de développement durable robuste, leurs coûts d’emprunt s’aligneront directement sur leurs améliorations et leurs objectifs en matière de durabilité.

Aujourd’hui, cet instrument de financement est abordé dans presque chaque conversation sur le crédit aux entreprises avec nos clients, dont beaucoup ont innové en lançant des prêts liés à la durabilité en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde, à commencer par Les Aliments Maple Leaf Inc. Celle-ci a marqué l’histoire du développement durable en décembre 2019 en concluant le tout premier prêt lié à la durabilité au Canada. [hyperlink]

Au cours des deux derniers mois seulement, au moins quatre autres de nos clients ont joint cette cohorte. Saputo et Sandstorm sont récemment devenues, respectivement, le premier producteur laitier et la première société de redevances minières d’Amérique du Nord à contracter des prêts liés à la durabilité. En septembre, TC Transcontinental a été la première entreprise d’emballage à le faire. Peu après Sandstorm, Teck Resources Ltd., la plus grande société minière diversifiée du Canada, est devenue un des premiers producteurs miniers d’Amérique du Nord à contracter un prêt lié à la durabilité structuré en fonction d’indicateurs de rendement clés (IRC) liés à trois thèmes : action climatique, diversité de genre et inclusion, et santé et sécurité.

Un chef de file dans le domaine florissant des prêts liés à la durabilité
En décembre 2019, BMO Groupe financier et Les Aliments Maple Leaf Inc. ont marqué l’histoire du développement durable en concluant le premier prêt lié à la durabilité au Canada.

Presque deux ans plus tard, BMO continue d’innover dans le domaine et d’aider ses clients au Canada, en Amérique du Nord et ailleurs à induire des changements positifs en réalisant un vaste éventail d’objectifs de développement durable.
Aujourd’hui, cet instrument de financement est abordé dans chaque conversation sur le crédit aux entreprises avec nos clients, ce qui se traduit par des « premières » de plus en plus variées à mesure que le secteur évolue.

Secteur minier nord-américain

En octobre 2021, BMO a agi à titre d’unique agent de structuration chargé de la durabilité auprès de Sandstorm Gold Ltd., qui est devenue la première société de redevances de métaux précieux et une des premières sociétés du secteur des mines et métaux d’Amérique du Nord à contracter un prêt lié à la durabilité structuré en fonction d’indicateurs de rendement clés (IRC) internes et personnalisés.

Peu après Sandstorm, Teck Resources Ltd., la plus grande société minière diversifiée du Canada, est devenue un des premiers producteurs miniers d’Amérique du Nord à contracter un prêt lié à la durabilité structuré en fonction d’IRC liés à trois thèmes : action climatique, diversité de genre et inclusion, et santé et sécurité.

Secteur canadien de l’emballage

En septembre 2021, TC Transcontinental est devenue la première entreprise d’emballage du Canada à contracter un prêt lié à la durabilité.

Secteur nord-américain des produits laitiers

En août 2021, BMO Marchés des capitaux a agi à titre de co-agent de structuration chargé de la durabilité auprès de Saputo, le premier producteur laitier nord-américain à contracter un prêt lié à la durabilité, le deuxième dans l’industrie des aliments et boissons au Canada. Le prêt modifiait une facilité de crédit renouvelable de 1 milliard de dollars américains et était structuré de façon à permettre un ajustement de prix annuel fondé sur l’atteinte des principales cibles liées au climat et à l’eau, conformément aux engagements environnementaux de Saputo pour 2025.

Secteur nord-américain de l’énergie

En avril 2021, BMO Marchés des capitaux a agi à titre de co-agent de structuration principal chargé de la durabilité dans le cadre d’un prêt lié à la durabilité accordé à Gibson Energy Inc.; celle-ci est ainsi devenue la première société d’énergie ouverte d’Amérique du Nord à convertir entièrement sa principale facilité de crédit syndiqué renouvelable en facilité de crédit renouvelable liée à la durabilité.

L’opération prévoyait un mécanisme incitatif d’ajustement de marge lié à l’engagement de la société à réduire ses émissions de carbone et à accroître la représentation des femmes et des groupes raciaux et ethniques au sein de son effectif et de son conseil d’administration.

Secteur nord-américain du transport

En avril de cette année, BMO et une société de transport nord-américaine ont conclu une entente de financement durable liée à l’objectif de la société d’exercer ses activités en réduisant au minimum les répercussions sur l’environnement, tout en offrant des services de transport plus propres et plus durables à ses clients.

Premier prêt lié à la durabilité de l’histoire canadienne

En décembre 2019, BMO a agi à titre d’agent de structuration dans le cadre du premier prêt lié à la durabilité de l’histoire canadienne en signant une facilité de 2 milliards de dollars avec les Aliments Maple Leaf, la première grande société alimentaire du monde à devenir carboneutre.

Pouvoir aider les entreprises à devenir plus durables est également intéressant pour des prêteurs comme BMO, car cela nous permet d’être les partenaires privilégiés de nos clients dans la transition vers un monde à faibles émissions de carbone. Les prêts liés à la durabilité récompensent les clients qui s’engagent à améliorer leur profil ESG, et servent d’indicateurs aux investisseurs qui tiennent compte des risques ESG dans leurs modèles d’évaluation et leurs décisions de placement. En contractant un prêt lié à la durabilité, une entreprise montre qu’elle reconnaît la nécessité d’atténuer les risques ESG et qu’elle s’est donné une feuille de route pour s’améliorer.


Des défis pour la croissance

La croissance continue du marché des prêts liés à la durabilité n’est pas exempte de défis, telles l’analyse comparative en temps réel et la certification en temps opportun des résultats en regard des IRC.
Si la pandémie mondiale a servi de catalyseur aux stratégies et politiques en matière de durabilité, elle a aussi montré combien des événements perturbateurs peuvent biaiser les critères sur fond d’asymétrie de l’information.
Tout comme la COVID-19 a ralenti le rythme de production et abaissé les émissions, les événements tels que les arrêts de travail au pays et les guerres commerciales à l’étranger perturbent aussi les chaînes d’approvisionnement; il est donc plus difficile, pour les sociétés qui veulent contracter un prêt lié à la durabilité, de se fixer des IRC et de définir clairement où elles sont et vers où elles veulent aller.
Les prêts liés à la durabilité sont aussi victimes de leur propre succès parce que les tiers auditeurs qui vérifient le rendement en regard des IRC ne suffisent pas à la tâche, en particulier dans les secteurs traditionnellement moins « verts » et où des connaissances plus spécialisées sont requises.

En route vers la COP26
Malgré certains obstacles, les instruments liés à la durabilité sont promis à une croissance encore plus explosive, à l’heure où nous émergeons de la pandémie et où les sociétés continuent de se concentrer sur les risques environnementaux et réglementaires, notamment sur l’évolution des politiques gouvernementales.

Plus de 250 milliards de dollars de prêts liés à la durabilité ont été accordés en 2021, mais seulement 80 milliards de dollars d’obligations liées à la durabilité ont été émis, chiffre qui représente à peine 8 % de la dette mondiale totale. Si les investisseurs suivent l’exemple des prêteurs et décident d’exploiter ce marché, le potentiel de croissance pourrait être phénoménal.

L’avalanche prévue d’annonces concernant les politiques publiques en matière climatique, dans la foulée de la conférence mondiale sur le climat (COP26) tenue à Glasgow en novembre, pourrait représenter un autre catalyseur potentiel à l’aube de 2022. Cela forcera les sociétés à se concentrer encore davantage sur l’avenir et à évaluer les occasions et risques connexes qui se présenteront.

Les titres de créance durables ne représentent encore qu’une petite partie de la dette mondiale émise, mais le jour viendra peut-être où l’alignement des facilités de crédit sur les stratégies ESG et la durabilité deviendra encore plus courant, ce qui propulsera la demande des emprunteurs et des investisseurs à la hausse.

L’éventail d’options offertes aux émetteurs et aux investisseurs axés sur les facteurs ESG s’est considérablement élargi avec l’avènement et l’évolution des prêts et des obligations liés à la durabilité; les sociétés ayant des engagements ambitieux en matière de durabilité disposent donc d’un vaste choix d’instruments d’emprunt.

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John Uhren Chef, finance durable, Produits et stratégie

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