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Pourquoi les entreprises doivent accélérer leurs efforts pour lutter contre les changements climatiques

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À l’heure où le Canada et les États-Unis poursuivent leurs efforts pour respecter leurs engagements à réduire leurs émissions nettes à zéro, les entreprises doivent mettre les bouchées doubles pour faire face aux risques croissants que présentent les perturbations liées au climat. C’est un des principaux points à retenir de la table ronde de la Financial Women’s Association ayant pour thème « Climate change is in our backyards: Where are we on the path to net zero? », animée par BMO Marchés des capitaux dans le cadre de la Semaine du climat 2023 à New York.

Melissa Fifield, cheffe, Institut pour le climat de BMO, a animé la table ronde, qui mettait en vedette plusieurs hauts dirigeants du secteur des services financiers, dont les suivants :

  • Tansy Stobart, vice-présidente, Stratégie et marchés mondiaux, BMO Radicle

  • Anya Solovieva, directrice et responsable commerciale mondiale, solutions climatiques, Sustainalytics

  • Fanny Charrier, coordonnatrice des projets d’hydrogène pour les Amériques, financement des entreprises et à effet de levier, Crédit Agricole CIB

  • Nate Aden, responsable du développement pour le secteur financier, Science Based Targets initiative (SBTi)

Établir des objectifs réalistes

Pour lancer la discussion, Melissa Fifield, de BMO, a décrit la raison d’être de L’Institut pour le climat, soit faire le pont entre la science, la politique, l’économie et les finances afin de contribuer à accélérer la mise en œuvre des solutions climatiques. Il est essentiel de mobiliser l’industrie, le secteur public et le milieu universitaire, a-t-elle déclaré, ajoutant que les institutions financières doivent elles aussi contribuer à injecter davantage d’investissements dans des projets durables pour faciliter l’atteinte des objectifs de carboneutralité.

« Je suis convaincue que chacun doit faire sa part pour relever ces défis existentiels fondamentaux; peu importe vos compétences ou votre formation, nous avons besoin de tout le monde », a-t-elle déclaré, soulignant que, selon elle, chaque acteur de chaque domaine – comptabilité, finances, technologie, science, communications et éducation – a un rôle à jouer.

Tansy Stobart, de BMO, a développé cette idée, expliquant que les entreprises doivent adopter une approche pratique pour réduire leurs émissions. D’ici à 2050, elles devront se fixer des objectifs intermédiaires réalistes, en accordant une attention particulière aux coûts associés à la réduction des émissions, a-t-elle indiqué.

« D’ici 2030, le coût interne des réductions commencera à être prohibitif », a-t-elle expliqué. Elle prévoit que le marché des instruments financiers comme les crédits carbone croîtra à mesure que les coûts des projets de réduction d’émissions internes augmenteront et deviendront moins évidents pour les entreprises. Les crédits carbone, a-t-elle affirmé, sont l’instrument financier qu’il leur faut pour atteindre plus facilement la carboneutralité.

Mobilisation des investisseurs

Bien que les entreprises ne puissent pas se permettre de négliger les risques croissants que les changements climatiques font peser sur leurs activités, la mobilisation des investisseurs sera un facteur clé qui continuera de les motiver à progresser vers la carboneutralité. Pour ce faire, cependant, les investisseurs et les entreprises devront pouvoir accéder à de meilleures données, ce qui, selon Anya Solovieva, est la priorité de Sustainalytics en ce moment.

Les nouvelles normes adoptées par l’International Sustainability Standards Board au sujet des émissions de catégorie 3, soit les émissions qui ne sont pas générées ou contrôlées directement par une entreprise mais qui proviennent de sa chaîne de valeur, représentent une évolution importante à surveiller, estime Mme Solovieva.

« Tout le monde est très enthousiaste, parce qu’on aura bientôt davantage de transparence autour des émissions de catégorie 3, et les investisseurs commencent à être plus attentifs et à réaliser qu’il y a des risques au sein de la chaîne de valeur », a-t-elle déclaré. « L’obligation pour les entreprises de mieux comptabiliser leurs émissions de catégorie 3 fait en sorte que les investisseurs auront l’information dont ils ont besoin pour prendre de meilleures décisions. ».

Les investisseurs voient aussi qu’ils ont un rôle à jouer en contribuant à orienter l’approche des entreprises en matière de changements climatiques. « De plus en plus d’investisseurs considèrent la mobilisation comme un levier très important qui influence l’action des entreprises », a indiqué Nate Aden, de SBTi.

Innovation dans le secteur de l’hydrogène

Aux États-Unis, l’Inflation Reduction Act (IRA), qui est entrée en vigueur il y a environ un an, a changé la donne en attirant des investissements liés au climat dans les technologies américaines qui visent à réduire le coût de production de l’hydrogène et qui comptent parmi les nombreuses bénéficiaires de la nouvelle législation, a déclaré Fanny Charrier, de Crédit Agricole CIB.

L’IRA contribue à faire progresser les méthodes de production d’hydrogène à faible teneur en carbone en encourageant l’innovation, les économies d’échelle et l’investissement privé. « Si l’on peut améliorer la technologie, on peut la rendre viable pour une bonne partie de l’industrie », a affirmé Mme Charrier. Même si la construction des infrastructures nécessaires pour servir le secteur de la consommation peut être tout un défi, les grandes industries comme celles des engrais, du ciment, de l’acier, du transport maritime et ferroviaire, et du camionnage pourraient tirer profit d’un élargissement du marché de l’hydrogène.

Les coûts de certains de ces carburants de remplacement sont peut-être plus élevés que ceux des combustibles fossiles à l’heure actuelle, mais Mme Charrier a rappelé que ces coûts doivent être envisagés dans un contexte plus large, soulignant que la différence n’est pas si énorme quand on tient compte des hausses de prix découlant directement des changements climatiques et des prix des produits finaux, entre autres.

En route pour COP28

Nous avons interrogé les conférenciers sur leurs préoccupations en prévision de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP28) de cette année. « Nous devons éviter le double comptage des réductions d’émissions. Les réductions d’émissions doivent être réelles et comptabilisables », a répondu Mme Stobart. C’est pourquoi elle est convaincue de l’importance de l’article 6 de l’Accord de Paris, qui vise à créer un mécanisme d’échange de droits d’émission entre pays, et de celle de connaître les conséquences pour les marchés réglementés et volontaires du carbone.

La COP28 aura lieu du 30 novembre au 12 décembre à Dubaï, et BMO sera sur place pour promouvoir son ambition d’être le principal partenaire de ses clients dans la transition vers un monde carboneutre.

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Melissa Fifield Chef, Institut pour le climat de BMO

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