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Le variant Omicron – Perspectives sur la santé et les marchés

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La découverte du variant Omicron en Afrique du Sud, ainsi que sa détection dans d’autres pays du globe, a ébranlé l’espoir d’une reprise post-pandémie.

BMO a été l’hôte d’une discussion de groupe portant sur l’émergence du variant Omicron, alors que la période des Fêtes et la température hivernale poussent davantage de gens à rester à l’intérieur. Nos experts internes et externes ont fourni un aperçu des conséquences du variant Omicron sur la santé, les marchés et l’économie, ainsi que de son impact potentiel sur la reprise en cours.

Participants :

  • Brian Belski, Stratège en chef des investissements

  • Dr John Whyte, Médecin-chef de WebMD

  • Michael Gregory, CFA, Directeur général, économiste en chef délégué et chef du Service des études économiques aux États-Unis

  • Margaret Kerins, CFA, Chef, Stratégie macroéconomique, Titres à revenu fixe


Écoutez la discussion complète.

Le balado Faits saillants COVID-19 de BMO est diffusé en direct sur toutes les grandes plateformes, dont AppleGoogle et Spotify.

(en anglais seulement)


Concilier Omicron et problèmes d’inflation

L’émergence d’un nouveau variant de la COVID-19 a ébranlé la confiance qu’avait le marché en la reprise économique mondiale après la pandémie, alors même que les banques centrales évaluent la réponse à apporter aux préoccupations croissantes concernant l’inflation aux États-Unis, au Canada et ailleurs. Alors que le variant Omicron apparaît dans un plus grand nombre d’États et de provinces, BMO a organisé une conférence téléphonique pour en évaluer les répercussions potentielles du point de vue de l’économie, des marchés et de la santé.

Animée par Brian Belski, la conférence a réuni l’invité spécial, le Dr John Whyte, médecin en chef de WebMD, Michael Gregory, économiste en chef délégué de BMO Marchés des capitaux et chef du Service des études économiques aux États-Unis, et Margaret Kerins, chef, Stratégie macroéconomique Titres à revenu fixe de BMO Marchés des capitaux pour discuter de ce que signifiera Omicron pour la reprise, alors que la pandémie approche de sa troisième année.

Pour ce qui est des données brutes, les États-Unis enregistrent actuellement une moyenne sur sept jours de 100 000 cas par jour et de 1 000 décès par jour, dont une grande partie provient d’une poignée d’États où la population est plus nombreuse, où les taux de vaccination sont plus faibles, ou une combinaison de ces deux facteurs. En ce qui concerne la vaccination, 71 % de la population américaine a reçu une dose et 60 % est entièrement vaccinée, bien que 86 % de la population âgée de plus de 65 ans soit entièrement vaccinée.

En comparaison, le Canada enregistre en moyenne 3 500 cas par jour et 20 décès par jour, et si la majorité des nouveaux cas proviennent de l’Ontario et du Québec, c’est en Alberta que l’on trouve le plus grand nombre de cas pour 100 000 habitants. En ce qui concerne l’immunisation, 89 % des Canadiens âgés de plus de 12 ans ont reçu leur première dose et 86 % sont complètement vaccinés.

Ce que nous savons et ce que nous ne savons pas

Il faudra peut-être un certain temps aux scientifiques pour comprendre la véritable incidence du variant Omicron.

« Nous savons bien des choses, mais il y en a encore plus que nous ne savons pas », a déclaré le Dr Whyte, notant que le variant Omicron présente 30 mutations par rapport au virus original, contre quatre mutations pour le variant Delta qui a émergé cet été. « On pense qu’il est probablement plus transmissible, mais cela ne signifie pas qu’il causera plus de décès, car il y a deux aspects distincts ici, la transmissibilité et la virulence. »

Notant que les taux de vaccination ne dépassent pas 8 % de la population dans les pays en développement, le Dr Whyte a affirmé que la clé pour mettre fin à la pandémie est l’équité en matière de vaccination. Tant que ce déséquilibre n’aura pas été corrigé, la probabilité d’apparition de nouveaux variants subsistera et, avec elle, la possibilité que la reprise mondiale soit entravée.

L’économie : Tout dépend de la confiance des consommateurs

D’un point de vue économique, Michael Gregory, économiste en chef délégué de BMO, estime que la confiance des consommateurs sera essentielle pour surmonter ce nouveau défi posé par la pandémie de COVID-19.

Selon lui, malgré les hausses des taux d’hospitalisation et de mortalité qui pourraient entraîner de nouveaux confinements ou de nouvelles fermetures, la grande question est de savoir comment les consommateurs réagiront à Omicron, et s’ils recommenceront à sortir moins et à dépenser moins, comme nous l’avons vu avec l’arrivée du variant Delta.

« Les ménages ont choisi de ne pas manger autant au restaurant lors de la dernière vague. Ils ont choisi de moins prendre l’avion », a expliqué M. Gregory. « Donc, la confiance est la clé ici, peu importe ce que les gouvernements font en ce qui concerne l’imposition de nouvelles restrictions. »

Dynamisme économique et inflation

Pour M. Gregory, les économies canadienne et américaine ont remarquablement bien résisté à la pandémie, affichant un dynamisme économique considérable des deux côtés de la frontière.

« En fait, nous venons tout juste de relever d’un point de pourcentage nos prévisions pour les deux économies pour le quatrième trimestre, prévoyant ainsi une croissance de 4,5 % pour le trimestre en cours au Canada et de 5,5 % aux États-Unis », a-t-il précisé.

La plus grande préoccupation en ce qui concerne l’économie actuellement, a-t-il poursuivi, est l’inflation, qui atteint des taux qu’on n’avait pas vus depuis plusieurs décennies dans les deux pays et qui pousse les banques centrales à réévaluer leur politique monétaire. M. Gregory s’attend à ce que les taux d’inflation atteignent des sommets pendant les mois d’hiver avant de se calmer au printemps.

« Les taux d’inflation vont donc baisser, mais la question est de savoir à quelle vitesse ils vont baisser et à quel niveau ils vont finir... C’est la grande question à laquelle les banques centrales sont confrontées actuellement », a-t-il souligné.

Dans ces conditions, les hausses de taux pourraient intervenir plus tôt que prévu dans les deux pays, potentiellement dès le printemps, plutôt qu’à l’été 2022, selon M. Gregory.

Une réduction plus rapide?

Pour Margaret Kerins, chef, Stratégie macroéconomique Titres à revenu fixe de BMO Marchés des capitaux, la Réserve fédérale américaine (Fed) a clairement signalé un changement d’orientation quant à ses préoccupations, passant de l’emploi à l’inflation.

« La Fed a vraiment changé d’orientation, luttant maintenant contre le risque d’inflation et, bien sûr, pour ancrer l’inflation », a-t-elle expliqué. « Plus récemment, la Fed a reconnu que les risques à la hausse pour l’inflation sont susceptibles de l’emporter sur les risques pour l’emploi, et elle est maintenant prête à réduire plus rapidement ses mesures de relance. »

Pour la Fed, l’essentiel est d’empêcher l’inflation de s’immiscer dans les décisions prises par le consommateur, a poursuivi Mme Kerins, faisant écho aux commentaires de M. Gregory et notant qu’une fois que la crainte s’installe, cela peut devenir une prophétie autoréalisatrice. En parallèle, elle doit tenir compte des préoccupations relatives au nouveau variant et les risques potentiels qu’il pourrait poser à la reprise économique et aux personnes qui retournent travailler dans les bureaux, et qui recommencent à dépenser dans les centres urbains.

« La Fed se trouve donc dans une position difficile, où elle doit jouer les équilibristes : elle doit en effet ralentir la demande pour contenir l’inflation, mais elle doit aussi la ralentir suffisamment longtemps pour que certaines frictions sur le plan de l’offre et de l’emploi puissent se résorber », a-t-elle expliqué.

Mme Kerins a affirmé que la Fed était disposée à relever les taux à court terme pour écarter les risques d’inflation, ajoutant que le rythme du resserrement de la politique monétaire dépendrait des perspectives économiques, mais qu’en toute probabilité, la Fed usera d’abord de prudence.

« Le marché reviendra à l’expérience la plus récente, prévoyant une hausse de la Fed tous les trimestres ou encore trois hausses par année », a-t-elle déclaré.

Perspectives des marchés

Brian Belski, stratège en chef des placements de BMO Marchés des capitaux, qui a récemment publié ses perspectives des marchés pour 2022, a déclaré que les indices boursiers poursuivront leur ascension l’an prochain, ajoutant une année de plus à la période haussière de 20 à 25 ans qui a commencé en 2010.

« Je pense que le thème général pour 2022 est ce que nous aimons appeler dans le monde des affaires la dérivée seconde, c’est-à-dire des résultats moins positifs, mais positifs tout de même », a indiqué M. Belski, qui prévoit un cours cible de 5 300 pour le S&P 500 et de 24 000 pour le TSX. « Nous pensons simplement que les actions américaines sont les meilleurs actifs en actions au monde, et que les investisseurs devraient miser davantage sur la qualité tout en se concentrant également sur la croissance à un prix raisonnable et les placements axés sur la croissance des dividendes... Et le même raisonnement vaut pour le Canada. »

Il a ajouté que les secteurs à surpondérer pour les deux pays comprennent les finances, la consommation discrétionnaire, l’industrie et les matériaux.

Tirer d’abord, viser ensuite

M. Belski a expliqué que la récente volatilité du marché peut être attribuée aux investisseurs frileux qui prennent des décisions subjectives, fondées sur des opinions, dans la foulée des récentes nouvelles concernant l’inflation et le variant Omicron. Il estime cependant que ces craintes devraient s’atténuer à l’avenir.

« Ce que l’on voit aujourd’hui sur les marchés peut se résumer à une gestion du type “tirer d’abord, viser ensuite” », a-t-il confié. « Mais je pense que nous commençons à voir les esprits se calmer. »

Il a prédit que les marchés pourraient connaître un mois de décembre historique en termes de hausse en cette fin d’année, alors que les investisseurs aux États-Unis et à l’étranger renouent avec la qualité offerte par les actions nord-américaines, et avec les sociétés bien placées pour offrir une croissance à un prix raisonnable et une croissance des dividendes maintenant et au cours des trois à cinq prochaines années.

« Je pense que les investisseurs du monde entier vont rechercher des actifs non volatils qui sont en fait des actions américaines », a conclu M. Belski. « Nos secteurs de prédilection sont clairement la technologie, les services de communication, la consommation discrétionnaire et la finance. »

Ressources additionnelles*

  • Omicron est-il le nouveau variant de la COVID-19? Un médecin nous éclaire sur le sujet.

(*en anglais seulement)

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Brian Belski Stratège en chef des investissements
Michael Gregory, CFA Économiste en chef délégué et premier directeur général

PARTIE 2

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